Publié par : Maxime | 11 septembre 2010

Chaleureusement nordique, passionnément musique!

L’Orchestre symphonique de Québec a ouvert mercredi et jeudi les 8 et 9 septembre sa dernière saison avec à sa direction maestro Yoav Talmi sous le thème « Chaleur du Nord« . Le blogueur a assisté à la seconde représentation du concert dont le programme était le suivant.

Finlandia, op. 26/7, Jean Sibelius;
Concerto pour violon en ré mineur, op. 47, Jean Sibelius;
– Symphonie no. 5 en mi mineur, op. 64, Piotr Illitch Tchaïkovski
L’orchestre a offert une vigoureuse interprétation du Finlandia de Sibelius. Trop souvent unique ambassadrice de l’œuvre du plus grand compositeur scandinave, elle n’en demeure pas moins majestueuse et inspirante. Écrite alors que la Finlande était un Grand-Duché de l’Empire russe, l’œuvre est rapidement devenue populaire dans les milieux nationalistes finlandais de la fin du XIXe siècle. Elle est aujourd’hui considéré comme l’hymne national officieux de cette petite population du nord de l’Europe.
Côté interprétation, les cuivres semblaient manquer un peu de vigueur et on aurait aimé des timbales plus tonnantes, mais les passages plus mélodiques et lyriques étaient parfaits. Il n’y a pas à dire, le coda achevé, la table était mise pour une saison passionnante.
Une fois Finlandia achevée, le violoniste canadien James Ehnes en mit plein la vue avec cet unique concerto du compositeur finlandais. Minéral et intérieur, le premier mouvement fut si émouvant que certains spectateurs ne purent réprimer quelques tapements de mains. Le blogueur sut s’en garder, sachant que le mélodique et l’énergique étaient à suivre. Nulle déception, Ehnes, tout en plaçant l’émotion là où il le fallait, a su éviter les écueils d’une musique techniques mais tellement accessible pour le commun des mortels.
Les applaudissements nourris des spectateurs amenèrent le maestro à prendre la parole et à présenter Ehnes aux mélomanes présents dans la salle Louis-Fréchette juste avant de nous offrir un dernier mouvement de musique inattendu avant l’entracte, les Méditations de Jules Massenet, tirés de l’opéra Thaïs. Le public était comblé.
L’OSQ fit face à son destin en interprétant la cinquième symphonie de Tchaïkovski. Le célèbre compositeur russe n’aura pas de raison de se retourner dans sa tombe après cette très honnête prestation. Le blogueur eut certaines peurs lors de l’ouverture mélancolique aux sons de la clarinette: maestro Talmi avait un tempo un peu plus rapide que ce qu’il aurait aimé. Ces craintes furent très vite dissipées dès lors que la force de l’orchestre exécuta le crescendo. Magnifique. Les oreilles du blogueur ne pouvaient aller mieux.
Vidéo: Le concerto de Sibelius, interprété par David Oistrakh et l’Orchestre symphonique de la Radio de Moscou, dirigé par Gennady Rozhdesvensky, 1966


Ajout: Le prochain concert auquel le blogueur assistera sera celui du 29 septembre « Le poète du piano ». Au programme:

Ma Mère l’Oye, suite, de Maurice Ravel;
Prelude Variations pour piano et orchestre, de John Burge, en création;
Fantaisie sur des airs polonais, Frédéric Chopin
Symphonie no. 6 en ré mineur, op. 104, Jean Sibelius

Un programme tout en douceur.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :