Publié par : Maxime | 11 septembre 2010

Les stades de l’Ouest

Le débat fait rage depuis l’annonce du gouvernement du Québec d’une enveloppe de 175 millions $ pour financer la construction d’un nouveau stade multifonctionnel à Québec. Évidemment, n’étant pas contre la vertu, tous les politiciens du Québec (sauf Maxime Bernier, qui, étrangement, n’a pas encore dénoncé l’achat des nouveaux F-35 de l’armée canadienne) ont encensé le projet. Afin d’ajouter son grain de sel, le blogueur a fait une petite recherche sur son site d’information préféré et a trouvé ces informations très intéressantes, sur Wikipédia.
Vous y trouverez la liste des stades au Canada. J’ai fait quelques moyennes juste pour comparer l’offre d’amphithéâtres de Québec et ceux de l’Ouest.
Avant toutes choses, j’apporte quelques précisions méthodologiques. Je n’ai calculé que les stades dont l’année et le nombre de places figuraient. Ainsi, certains stades n’ont pas été comptabilisés.
Québec, 508 949 habitants (2009)
4 stades, âge moyen de 62 ans et capacité moyenne de 8923 places;

Calgary, 988 000 habitants (2008)
8 stades, âge moyen de 34 ans et capacité moyenne de 18’200 places.

Victoria, population de 78 000 habitants (2006)
3 stade, âge moyen de 48 ans, capacité moyenne de 7833 places.
Edmonton, population de 730 000 habitants (2006)
4 stades (2 non comptabilisés), âge moyen de 24 ans, capacité moyenne de 22’314 places.

La construction d’amphithéâtre n’est pas seulement une dépense. C’est un investissement qui public qui offre, à long terme, de nombreux avantages au point de vue culturel, artistique et sportif dans les villes. Son financement à long terme est assuré par les revenus tirés de la location des services de l’amphithéâtre et cela permet d’inviter de nombreux groupes de musique, des compétitions sportives ou autres qui seront payés à même les billets vendus auprès des populations locales et de zones élargies.
L’idée que ces grandes constructions ne devraient incomber qu’au privé est plutôt récente. Dans l’antiquité, déjà, les empereurs et les rois finançaient la construction de ces stades pour, certes, prouver leur magnanisme mais également pour combler les besoins sportifs, culturels et artistiques de leur population. Les stades attiraient bien des gens et étaient profitables pour la vie économique des centres urbains.
Que cela coûte trop cher, peut-être. Mais l’Ouest a tellement profité de ces nouveaux stades que peut-être pourraient-ils être un peu plus discrets dans ce débat. Et si Winnipeg a tant besoin d’un nouveau stade que ça, eh bien, pourquoi pas! Mais que l’Ouest cesse de casser du sucre sur le dos d’un Québec qui, lui, n’a pas questionné les immenses investissements publics pour les Jeux Olympiques de Vancouver, mis à part l’indignation ressentie quant à la faible place qu’a occupé le fait français.
S’il faut construire un stade à même les fonds publics à Québec, les citoyens n’ont pas à avoir honte que cela se fasse avec, en partie, l’argent des gens de l’Ouest.
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